Un lieu essentiel pour l’hygiène
Si tous les logements de la cité-jardins ont l’eau courante, les premiers appartements « à bon marché » et pavillons ne bénéficient pas forcément d’une douche. Deux lavoirs bains-douches sont alors prévus dans le plan initial du quartier.
Seul l’un des deux sera réalisé au coeur du premier îlot, entouré d’immeubles collectifs et de pavillons.
Plus tard, les habitants pourront avoir accès aux douches de la piscine du groupe scolaire Aristide Briand (actuel collège Henri Sellier) en dehors des horaires de classe.
Un équipement à la pointe de la modernité
Le 30 novembre 1921, Alexandre Maistrasse décrit dans une revue d’architecture la partie lavoir de l’édifice qu’il a conçu : « une grande salle largement éclairée et aérée par des lanterneaux et des baies vitrées, dans laquelle sont disposés les 24 places de lessiveuse, un grand cuvier à lessive, 2 bacs d’essangeage, 2 essoreuses mécaniques, 2 séchoirs à vapeur pour le séchage rapide du linge ».
22 cabines de douches et 6 baignoires, dont 2 pour enfants, sont accessibles pour une somme modique.
Cet équipement est essentiel pour les habitants : il évite de faire sécher de linge dans les logements et permet à chacun d’adopter une routine d’hygiène corporelle.
Et aujourd’hui?
En 1969, la partie lavoir est fermée, jugée trop déficitaire. Les bains-douches sont rénovés à ce moment-là et ouverts les samedis et dimanches : le tarif est alors relevé à 2 Francs pour la douche et 3,5 Francs pour le bain. Ils ne ferment leurs portes que dans les années 1970.
Aujourd’hui, il s’agit d’un établissement de santé et d’aide par le travail Les ateliers Cités-jardins pour l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Les 70 travailleurs effectuent des activités de blanchisserie, conciergerie, jardinage et conditionnement.