Une cité pour tous
Au-delà de la volonté de faire cohabiter toutes les classes sociales, la cité-jardins offre également des équipements pour les habitants de tous âges.
En 1934, un hôtel pour célibataires et jeunes ménages et construit à proximité de la Place de la Paix, aujourd’hui à côté des jardins partagés. Il est constitué de 94 petits studios avec cuisine, WC et douche. Des espaces communs comme la salle de lecture, le restaurant et la salle de réunions sont accessibles aux locataires.
En parallèle, au coeur d’un îlot occupé par des pavillons, la résidence Locarno est édifiée.
Lors de la construction, on parlait de « résidence pour vieillards ». Elle accueillait les vieux ménages dans des béguinages belges, c’est à dire de petits logements réunis autour d’une cour commune, d’où la forme de fer à cheval de l’édifice.
Chacun des 50 logements comprenait une chambre, une petite cuisine et des WC, permettant l’indépendance de chacun au moment où les hospices séparaient les patients selon leur genre.
Les accords de Locarno, acmé de la paix dans l’entre-deux-guerres
Les accords de Locarno sont signés en 1925 dans la ville suisse éponyme située au bord du lac majeur.
Ils réunissent l’Allemagne, la France, la Belgique, le Royaume-Uni et l’Italie.
Ils visent à stabiliser l’Europe après la Première Guerre mondiale en garantissant les frontières occidentales de l’Allemagne et en prévoyant un règlement pacifique des conflits entre les États signataires.
Ces accords ont contribué à une période de détente et de coopération internationale dans les années 1920, appelée « l’esprit de Locarno ». Ils ont notamment permis l’entrée de l’Allemagne à la Société des Nations en 1926. Cependant, leur impact sur la paix européenne est resté limité, car ils ne garantissaient pas les frontières orientales de l’Allemagne, ce qui a laissé persister des tensions qui réapparaîtront dans les années 1930.